«

»

16/12/2015 Et vous ? Y croyez-vous ?

Un bien étrange millésime que cette saison 2015-2016 pour le RCSQ !

Qui aurait misé un kopeck sur le tenant et l’aboutissant de ces huit premières journées de championnat pour notre équipe sénior ?

Il fallait bien être au cœur du club pour y croire, pour voir ce groupe grandir et s’affirmer, pour se dire que le travail accompli de semaines en semaines depuis 18 mois finirait bien par payer, un jour. On ne peut montrer une telle envie, passer par de telles émotions, intenses et profondes, par des moments de doutes et d’interrogations, sans un moment donné être récompensé des efforts consentis.

La saison dernière a vu l’éclosion difficile d’un groupe, comme un jeune oisillon perforant lentement et fébrilement la coquille de son abri embryonnaire.

Ce début de cette saison-ci, exclusivement joué à l’extérieur, a permis aux Violets de se former un mental loin de leur base, mais toujours dans la douleur. Quatre défaites en autant de rencontres, avec des déplacements difficiles et laborieux chez les leaders du championnat.

Mais c’était peut-être là le déclic, une prise de conscience collective, la volonté de bien faire et de progresser, et de finir l’année 2015 sur une meilleure note, d’autant que se sont enchaînés quatre matches à domicile.

Il fallait montrer à nos supporters que nous existions encore, montrer à nos partenaires qu’ils ont raison d’associer leur image à la nôtre, montrer à tous que le RCSQ ne s’éteindra jamais.

 .

L’objectif était simple: prendre le maximum de points à domicile, se forger le moral, prendre du plaisir à la maison.

Et tout débuta avec la réception de Leforest, dans des conditions difficiles, où une mi-temps brillante a suffi à redorer des couleurs « pastellisées » (17-05).

Le deuxième match à domicile peut être, lui, symbolisé d’héroïsme face au leader valenciennois (09-08). Des Saint-Quentinois qui jouent tout autant avec leur tête qu’avec leurs jambes, et qui ont su développer un jeu en adéquation avec les éléments climatiques, tout en montrant une défense sérieuse et efficace. C’est ça aussi le rugby.

Le match contre Charleville (25-00) a complété le tableau de marche. Un travail physique qui porte ses fruits, et voici le premier bonus offensif qui tombe dans le panier.

Là, on se dit soulagé, fier des gars qui mouillent ce maillot qu’ils ont adopté.

Puis vient ce dernier match avant la trêve de Noël.

.

Jouer Bailleul à la maison, de mémoire au club, çà a toujours été compliqué. Des scores serrés, un jeu engagé, voilà la recette qui a de nouveau été servie sur le terrain Jean-Marie Troclet ce dimanche après-midi.

Un gros pack adverse, puissant et mobile, neutralisant les Violets qui avait à cœur de bien terminer l’année à domicile. Un terrain glissant peu favorable aux prises d’élan des buteurs, et à ce jeu c’est du côté visiteur qu’on ajuste la mire, Bailleul mène à la pause (0-6). Rien d’insurmontable, mais on sent de la crispation de part et d’autre, et aussi derrière la main courante.

A peine dix minutes en seconde période et le ballon est aplati dans l’en-but avant de passer entre les perches (7-6), les Violets redonnent de la voix aux supporters.

Jusqu’au bout on tremblera avec cette pénalité pour les visiteurs qui aurait pu inverser le score à deux minutes du coup de sifflet final, jusqu’au bout le match aura été viril, jusqu’au terme de la rencontre les dieux du stade ont soufflé le vent de l’incertitude sur le tableau d’affichage.

Une quatrième victoire en quatre matches à domicile, le contrat est rempli pour les saint-quentinois, et qui plus est, le nombre de victoires est déjà supérieur à celui de la saison passée. Les cris de joie peuvent effuser, la fête peut démarrer.

 .

Mais ce n’est qu’un début ose-t-on l’espérer, ce groupe a un potentiel qu’il faut continuer de dégrossir. L’équipe réserve affiche également une forte volonté et un dynamisme épatant, en témoigne cette deuxième place au classement, totalement méritée.

Mais tout cela ne sert à rien si ça ne s’affiche pas dans la continuité. Le travail aux entrainements et la cohésion de groupe sont essentiels pour pouvoir poursuivre sur cette voie. Restons humbles dans la victoire comme nous n’avons jamais baissé la tête dans la défaite.

 .

Et de par ces résultats et cette ambiance, persévérons également pour faire de même avec nos équipes de jeunes, mais aussi, et tout particulièrement avec nos Violettes qui j’en suis sûr, vont reprendre leur destin en main et repartir du bon pied dès le début de la nouvelle année.

Il y a encore tant à faire cette saison, tant de jeu à produire, tant de moments vaillants et heureux à partager, sur le pré comme au club house, ensemble, avec nous, avec vous.

 .

Moi j’y crois. Nous y croyons. Et vous ? Y croyez-vous ?

Saint-O             .

%d blogueurs aiment cette page :